Au 13e siècle sur la plaine du Sablon, il y a des marécages, des prairies et des sablonnières. A partir de 1289, là où se trouve aujourd’hui le Petit Sablon, les religieuses de l’Hôpital Saint-Jean y enterraient les morts que leur cimetière ne pouvait plus accueillir.
Au 19e siècle, l’endroit, où se trouve aujourd’hui le Petit Sablon, est pavé. Le bourgmestre de Bruxelles Charles Buls choisit l’architecte Hendrik Beyaert pour créer un petit parc à cet endroit.
Pour le Petit Sablon, H. Beyaert crée un square, fermé de grilles et de portes ouvertes seulement en journée. La clôture est faite d’une succession de colonnes et colonnettes reliées entre elles par des panneaux en fer forgé dont les motifs sont variés. Il y a 48 colonnes gothiques surmontées de statues en bronze représentant des artisans d’autrefois. Les colonnettes supportent une sorte de bouquet en fer forgé.
Une statue représente les principaux métiers du bâtiment : maçon, tailleur de pierres, sculpteur et ardoisier. Elle est reconnaissable, au compas tenu par la main droite et au plan déroulé de la main gauche. Le sculpteur Godefroid Van den Kerkhove a donné au visage les traits de l’architecte H. Beyaert.
Au centre les statues des comtes d’Egmont et de Hornes, morts à l’échafaud. Cette sculpture symbolise la lutte contre la tyrannie espagnole au 16e siècle. Elle fut d’abord placée, en 1864, à la Grand-Place sur le lieu de leur exécution. Elle fut amenée au Sablon en 1879 pour être plus près du palais d’Egmont. (© bruxelles2003.skynetblogs.be)
2007-10-06 18:25:33
